Wednesday, 30 December, 2009

Que dire à propos de ce pays? Magnifique, énigmatique, fascinant, épatant? Pour commencer, l’ultra-stricte gouvernement Assad (où le Président s’évertuait à laisser se batter entre elles les 30 differentes agences secretes gouvernementales) à fermer le pays aux hordes de touristes. Puis, après le 11 septembre 2001, quand Mr Bush a eu la fabuleuse idée d’inclure la Syrie dans la liste de “l’axe du mal”, les quelques tour opérateurs restants ont abandonné la region.
Il en resulte le fait qu’avec un poil de chance il soit possible de visiter les ruines romaines fantastiques telles que Palmyra ou Apamea en complète quiétude. À Palmyra nous avons croisé deux touristes japonais un peu perdu, et à Apamea nous étions seul au monde! Et dans toute la Syrie en général, à part dans les rue touristiques du vieux Damas ou Alepp, il est plûtot rare de croiser des touristes. En bref, c’est peut être un des seul pays au monde où ce soit possible de visiter des ruines extrêmement bien préservé vieilles de plus de 2000 ans. Il y a bien de tels structures en France (notamment à Arles d’où je viens), en Italie ou encore en Grèce, sauf que là bas il faut faire la queue, suivre les rambardes de sécurité, etc… La Syrie a un riche passé qui est resté accessible.
Mais la Syrie est aussi là où l’on trouve l’un des gouvernements les plus répressif de la planète. Dès que l’on passe la frontière depuis la Jordanie (un des états les plus libéral de la région) on est accueilli par des fonctionnaires gros et corrompus, qui fument leur cigarettes en vous regardant passivement. Ça veut donc dire que obtenir un visa à la frontière le délais peut varier de quelques minutes à plusieurs heures, voire un refus catégorique, et le prix allant d’une poignée euros à une centaine d’euros. Tout dépends de l’humeur du gras sergent au poste, de la température, de l’argent qui lui est glissé dans sa main, etc… C’était la même chose à la poste centrale de Damas.
Malgrès tout, la Syrie reste une destination fabuleuse. Les gens sont tellements accueillants qu’ils vous font oublier les dérisions du régime. Plusieurs fois des locaux m’ont demandé d’un air vraiment concerné si je me plaisais en Syrie, et tous prenaient fierté et plaisir à recevoir ma réponse positive. Finalement, le fait que ce soit le pays le plus abordable de la région (sauf peut être l’Égypte) en fait une destination parfaite pour les routards, ou “backpackers”, comme on le dit si bien.
Monday, 28 December, 2009

- Map of the Middle East
Ça fait à peu près trois semaines que Sabrina et moi sommes arrivés au Moyen-Orient. Nous avons voyagés en Syrie et Jordanie, et ce soir nous sommes finalement arrivé à Jérusalem. Hier, alors que je flemmardais au lobby du Palace Hotel à Amman, écoutant Téléphone (le groupe français des années 80, pour les non-initiés), je me suis dit que je devrais peut être me remettre à écrire sur ce blog.
Le Moyen-Orient. Depuis ma première expérience avec un pays musulman (le Kighizstan, puis le Tadjikistan, et la Malaisie, et le sud de la Thailande…) je n’ai eu qu’une envie: découvrir la region où l’islam est né.
Mais pour tout avouer j’éprouvais un soupçon de doute à l’idée de voyager dans cette région. Malgrès tous mes efforts pour me tenir au courant, m’éduquer, ou en d’autres mots garder les yeux ouverts, j’avais, au fin fond de moi-même, une légère peur à l’égards du monde arabe.
Paradoxalement, à ma grande stupéfaction, je me suis rarement senti aussi en sécurité que dans les rue de Amman, Damas, ou encore Alepp. Au début je me demandais pourquoi tout le monde m’interpelait sans cesse; mais à mon grands désarrois ces gens ne faisaient que me dire “bienvenue en Jordanie!”, un joyeux sourire arboré avec fierté. Ça fait maintenant trois semaines que je voyage dans la région, et je suis vennu à apprécier énormément les gens que jadis le petit écrans m’avait présenté comme terroristes.
Et en plus, la région regorge de ruines romaines fantastiques à explorer, d’autant plus que la plupart du temps il n’y à que vous-même et les pierres, sans les hordes de touristes que les autobus vomissent. En effet, dans le cas de la Syrie, depuis que la superbe administration de Bush a inclue la Syrie dans “l’axe du mal” il n’y a presque plus de touristes là bas. Bien sur c’est triste pour l’industrie du tourisme locale, mais pour les gens comme moi, ceux qui ne peuvent supporter la vue infâme des groupes touristiques avec les casquettes oranges.
Wednesday, 2 December, 2009

Tursun Gul, a local Uighur woman on a crutch, shouts at Chinese armored personnel carriers and soldiers wearing riot gear as a crowd of angry locals confront security forces on a street in the city of Urumqi on July 7, 2009. Click on the image to access more pictures. Warning, some photos are shocking.
J’ai trouvé ce témoignage sur le blog de Sylvie Lasserre, “Sur Les Routes d’Asie Centrale”, du journal Le Monde.fr. Voici un extrait:
J’étais à Urumqi le 5 juillet. La manifestation a commencé à cinq heures de l’après-midi. La manifestation avait été annoncée le 4 juillet sur internet. C’étaient essentiellement des étudiants qui ont commencé pour réclamer justice après ce qui s’était passé le 26 juin à Shaoguan. Rebiya Kadeer n’a rien à voir là-dedans. Vers cinq heures nous avons commencé à nous rassembler sur la place du Peuple, devant la préfecture, avec des tee-shirts noirs pour protester. J’étais avec ma copine. Nous étions environ 200, 300 personnes, des étudiants essentiellement. Puis d’autres sont arrivés pour nous soutenir. A la fin nous étions plus de 3000. Parmi ces 3000 personnes, il y avait même des cadres qui travaillent pour le gouvernement, des Ouïgours.
Allez lire la suite sur son blog!