Posts tagged with “Palestine”

Les Autres

Saturday, 3 April, 2010
Sky in Fire

Le ciel en feu sur la terre promise

J’ai donc pris la décision de passer de l’autre côté du mur… Et d’aller voir les autres. L’été dernier, à Dunhuang en Chine, j’avais rencontré Gil, un gars de Tel Aviv. J’ai donc saisi l’occasion et je suis allé rendre visite  ami, et puis j’ai continué dans la lancée et je suis allé rendre visite à mon cousin David qui vit à Erzliya à côté de Tel Aviv. Ça aurait été trop dommage de ne voir qu’un côté de la face de la lune, ou de la pièce, ou encore du conflit Israelo-Palestinien.

Ma première impression de Tel Aviv fut donc la grande surprise de ne voir presque que des jeunes! Mais où sont les vieux me dis-je! En effet, dans les petites rues branchées de Tel Aviv, où se succèdent boutique sur boutique, alternées par des cafés ou restau style bourgeois bohème, il n’y a que des jeunes gens! J’étais si effaré que je voulais me rouler par-terre, mais je me suis retenu. Alors je me souvînt d’un type à Ramallah qui me vantait les mérites de la vie nocturne à Tel Aviv… Et oui, Tel Aviv est un autre monde (Téléphone à même écrit une chanson comme ça), surtout en arrivant de Jérusalem où il y a ces fusils hideux partout où l’on pose le regard…

Et ceci me ramène à une autre pensée fugitive: Tel Aviv est une bulle! Une petite bulle avec une grosse cloison à l’intérieure de laquelle les habitants font tout pour oublier ce qui l’entoure: les Autres. Cela à un effet néfaste car les heureux habitants de la bulle se répètent des histoires sur les Autres, sans cesse, jusqu’à ce que des fantaisies dignes des légendes urbaines naissent de rien. Je me souviens d’un repas de famille où un des cousin de cousin présent s’étonnait du fait qu’il puissent y avoir des routes, avec des autobus pour rouler dessus en Syrie!!! Effarant! Un autre commentaire que je suis venu à entendre maintes et maintes fois fut: “mais de toute façon ils ne veulent pas la paix la bas”… C’est marrant car un soir où je dégustais un verre de vin palestinien au café La Vie à Ramallah (voire le groupe Facebook), tout en discutant politique et conflit avec des étudiants locaux, la même phrase était sortie plusieur fois: “eux, les Autres, ils ne veulent pas la paix, alors…” Je vois redondance cyclique. J’entends redondance cyclique. Je danse redondance cyclique!

Al Aqsa Mosque

Bref, je suis en suite retourné à Jérusalem car pendant ce temps j’avais appris que j’avais une amie qui vivait là bas. Après quelques jours je suis venu à me demander: mais comment les gens font-ils pour vivre comme ça! Tout le monde vit constamment dans la peur, avec une menace constante, et son constamment entourés de cet militarisme omniprésent avec tout le kit de fusils à pompe, fusils mitrailleur, pistolets, matraque, gaz lacrymogène, etc… C’est infernal! Et en plus l’état d’Israël à la politique stupide de faire en sorte que les militaires en permission doivent trimballer leur arme et leur uniforme avec eux! Du coup, comme s’il n’y avait pas assez de gars armés jusqu’aux dents comme ça, en plus de ça il y a ceux qui sont en congé qui se trimballe aussi armé jusqu’au dents!

C’est un pays de fous! Ils sont fou, ces moyen-orientaux! Le bon vieux dicton “arrêter la guerre, faites l’amour” est un peu années soixante, mais peut être qu’il serait temps de reconsidérer certain acquis!

Un soir j’ai eu mon moment de révélation subite. Nous étions allé à Lifta (لفتا‎, מי נפתוח), ce magnifique petit village palestinien en bordure de Jérusalem, abandonné durant l’exode de 1948 et inhabité depuis, pour faire une soirée avec des étudiants internationaux. Vers 3h37 du matin, alors que nous avions bien bu et mangé au barbecue, deux jeunes juifs orthodoxes se sont pointés avec une guitare et se sont mis à jouer un espèce de flamenco rabbinique… Ils ont joués pendant des heures ces mélodies captivantes jusqu’aux petites du matin, des chansons d’amour où il ne manquait que le ‘corazon’ pour qu’on se croie vraiment en Amérique Centrale… Toutes ces contradictions incarnées par ces deux énergumènes!  Alors j’ai eu ma révélation: waaaaou!

Ce soir mon espoir pour un monde meilleur fut revu à la hausse. Un peu.

Le checkpoint de Qalandia (قلنديا)

Wednesday, 31 March, 2010

Mausoleum

Bon, cela fait un bon bout de temps que je n’ai rien pris la peine d’écrire sur ce satané blog, mais me voilà! La dernière fois que j’écrivais c’tais depuis la fantastique ville de Damas, en Syrie. Et depuis, rien, pas un mot, rien de rien, à part sur le sujet de la rentrée scolaire au Caire. Dèsfois je ne suis pas trop inspiré. Bref, ce soir j’ai décidé D’y remédier et de reprendre la suite de mon périple dans le moyen-orient.

Donc, après avoir quitté Damas, après Noël, je me suis mis sur la route à nouveau avec pour objectif Jérusalem, via Amman. Voici un petit conseil pour ceux qui ne veulent pas aucune traces d’un séjour en Israel sur leur beau passeport: passez par le poste de frontière King Hussain (ou en Arabe: جسر الملك حسين , Jisr al-Malek Hussein, ou encore en Hébreux גשר אלנבי, Gesher Alenbi) parfois appelé pont Allenbi. Tout ce passe normalement sans encombres (ils vous tamponnent un bout de papier au lieu de votre passeport), à l’exception peut être du fait qu’il m’a fallut plus de 10 heures pour faire Amman – Jérusalem, alors qu’il n’y a que quelques dizaines de kilomètres. Les gardes frontières questionnent tous les étrangers qui entrent par là car ils ont la consigne de refuser autant d’activistes et travailleurs sociaux que possibles. Alors quand ils ont vu mon visa Syrien, Tajik, Kirghize, Kazaque et autre bizarreries ils ont du prendre peur car j’ai eu droit à ma séance d’interrogation. Le plus énervant c’est que pendant que l’on attend il y a plein de filles (militaire Israéliennes) de 18 ans qui ne font rien du tout à part flirter avec les gars!

Stars and Bucks

Stars & Bucks…

Stars & Bucks...

J’ai donc commencé mon expérience palestinienne avec Ramallah (رام الله) parce que j’ai rencontré une vieille Iranienne folle qui voyageait depuis deux ans et qui avait un deal avec un hôtel là bas. Bref, je me suis retrouvé à Ramallah et première constatation: la vie n’est pas si terrible là bas! Ça ne sonne pas très politiquement correct, mais je m’en fous. Quand je suis arrivé ma seule pensée était: “mais de quoi ils se plaignent tous comme ça”? Il y a plein de chaines de café sympa comme “Stars and Bucks” ou Costa Café où j’ai bu un de mes meilleurs cappuccino glacé de ma vie! Et puis il y a tous ces bars branché où l’on peut manger une de ces succulentes salades avec blanc de poulet grillé tout en dégustant un verre de vin Palestinien! Qui l’eu crut?

Bien sur Ramallah est la capitale économique du pays (occupé), mais même quand je suis allé à Naplouse qui est plus pauvre mon impression était la même: la vie n’est pas si terrible! La Syrie m’a parut beaucoup plus pauvre, par example.

Mais bon, tout cela est bien sûr sans compter le fait que chaque sommet de colline en Palestine est occupé par une colonie juive, entourée de murs, et avec toute une escorte militaire présente 24h sur 24. Ces escortes bloquent aussi les routes, font des checkpoints supplémentaires, ce qui fait que les Palestiniens qui vivent chez eux en Palestine ne sont pas libre de mouvement! On se croirait au temps des croisades, surtout après avoir vu le Crack des Chevaliers.

The Wall at Qalandia

Et puis il y a bien sûr le checkpoint de Qalandia (قلنديا‎), qu’il faut franchir quand on désire se rendre à Jérusalem. Par example: si quelqu’un a besoin de se rendre à l’étranger, il lui faut un visa, qui s’obtiens à l’ambassade, qui est à Jérusalem. Mais l’accès à Jérusalem n’est autorisé que si vous avez une carte d’identité spéciale. Et même si vous l’avez, il faut passer les gardes de sécurité. Et encore une fois, ce sont des gamines de 18 ans qui décident de vous laisser passer ou pas, qui vous regardent comme du bétail de derrière leur vitre par-balle. Et puis il y a toutes les barrières, les fils barbelés, les caméras de surveillances, les fusils, les mitrailleuses, les gardes arrogants qui vous organisent en file comme du bétail que l’on emmène à l’abattoir… Tout ça ne me rappelais qu’une chose: les camps d’exterminations durant la seconde guerre mondiale. Bien sûr personnes n’est exécuté à la fin, donc à priori ça n’a rien a voir. Mais la façon dont les humains sont traités… J’en suis encore choqué.